Que s’est-il passé entre le 13 et le 26 mars ?

Bonjour à tous !

Certains ont suivi les bribes de la fin de notre périple par Facebook ou par WhatsApp… On vous remet tout ça au clair :

De retour du parc d’Ishigualasto, nous sommes accueillis à San Juan par Augusto, un couchsurfer (cliquez ici pour ceux qui ne connaissent pas le principe). Nous avions commencé la veille à sentir quelques méfiances envers nous. En effet, dans notre dernier AirBnB, l’hôte nous avait demandé de voir nos passeports pour vérifier notre arrivée en Amérique du Sud et nous a même envoyé un message en se trompant de destinataire (!) disant qu’elle annulait notre réservation parce qu’on était français. Même si nous ne sommes pas concernés, on se sent un peu désolés pour cette famille française qui doit bien se retrouver dans l’embarras.

Augusto, malgré les remarques de ses amis et sa famille, a décidé de nous accepter tous les cinq. Il est adorable, nous ouvre sa maison, nous laisse vivre chez lui. Nous partageons de jolis moments ensemble. Durant ces deux jours chez Augusto, de nouveaux petits incidents : par exemple, à une station service pour faire le plein de la voiture de location avant de la rendre, le pompiste entendant l’accent de François lui demande d’où il vient et à sa réponse interpelle à la volée son collègue « Hé ! Il est français » et TOUTE la station se retourne, et le collègue en question blêmit et au « Buenos dias » de François avec un grand sourire, reprend ses esprits et se rassure quand il lui explique que nous sommes là depuis plusieurs mois ; ou encore à la terrasse d’un restaurant, nos voisins de table interpellent un policier pour qu’il contrôle notre identité. Le policier nous pose des questions, nous présente ses excuses et s’en va. La patronne du restaurant présente également ses excuses et bien sûr, nous lui disons qu’il n’y a pas de problème, que les gens ont peur. A partir de ce moment, dans tous les endroits où nous irons, nous commencerons par dire que nous sommes arrivés en Amérique du Sud le 4 décembre dernier, ce qui suffit généralement à rassurer nos interlocuteurs.

Nous arrive un petit incident : Galien tombe sur la main et se fait très mal. On ne sait pas s’il a juste un hématome, une entorse ou si quelque chose est cassée. Après un coup de téléphone à Odile (merci !) et à Mathilde (merci !), nous décidons de demander une radiographie au cas où. Marine (merci !) s’occupe d’appeler notre assurance qui donne le nom d’un hôpital. Nous marchons pendant près d’une heure pour y aller, il fait plus de 30 degrés, il est 14h et nous arrivons dans ce fameux hôpital. Il n’y a presque personne, il a l’air désaffecté, très délabré. Nous entrons dans un bureau où une dame nous explique qu’ils ne font pas de radio ici et nous renvoie vers une clinique à 20 minutes à pied. Nous allons ensuite vers cette clinique qui elle… est fermée ! Non loin de là, une pharmacie. Super ! Les deux pharmaciens sont adorables. Ils nous disent d’aller dans une autre clinique / maison de garde au centre-ville. Ils nous appellent même un taxi (c’est loin) et nous mettent carrément dans le taxi. Arrivés à la maison de garde, le vigile nous refoule : il faut appeler (on ne peut pas) pour prendre un rendez-vous (on part le lendemain). Une dame dans la rue nous interpelle et nous dit d’aller dans l’hôpital à deux rues d’ici. Elle nous prend pour des brésiliens, et on ne la contredit pas… Ça fait plusieurs fois que cela nous arrive et là franchement, ça nous arrange… On commence à être un peu fatigués de traverser la ville.

On arrive à l’hôpital et nous dirigeons vers les urgences. Un panneau indique que les étrangers qui ont de la fièvre doivent passer par une autre porte. Pas nous ! L’hôpital est moderne, le personnel à l’accueil très accueillant. Et finalement, en moins d’une heure, Galien aura vu un médecin, fait une radio (il n’y avait rien de cassé), revu le médecin. Tout le monde a été vraiment adorable ! On n’a pas payé. Ici, tout est gratuit, étranger ou pas.

Barbara commençait à se dire, la mort dans l’âme, que notre voyage était fini. François, lui, avait encore espoir. « On attend que ça passe. Il nous reste trois mois. Même si on reste un mois sans bouger, on aura encore le temps de faire ce qu’on avait prévu ».

Le 17 mars, une heure avant de dire au revoir à Augusto pour prendre notre bus de nuit pour Salta, nos hôtes à Salta annulent notre réservation pour le lendemain ! Un peu stressés à l’idée de ne pas avoir de logement, Rachel (merci !) par des contacts, nous trouve un lieu pour rester tout le temps qu’il faudra. L’appartement est joli, propre, correct au niveau du prix. On appelle, c’est bon aucun problème, on peut y aller. C’est une jolie ville, même si une période de confinement commence dans le pays, on y sera bien. Ouf !

On prend notre bus à 23h30. On est censé arrivé à 14h. On a pris des lits couchettes pour faire plaisir à toute la famille, sachant que le lendemain c’est l’anniversaire de Galien. Le bus arrive avec un peu de retard mais ce n’est pas grave : c’est suuuper confortable ! Tout le monde s’endort rapidement il est plus de minuit. A partir de 7h du matin, trois contrôles policiers se succèdent. C’est un peu dur de réveiller les enfants et de les presser de descendre du bus en leur disant : tout va bien c’est un contrôle de police ! « Hein !?? Quoi ? » Néanmoins, la police est toujours très sympathique. Ils nous parlent très poliment. Ils nous prennent la température, notent nos numéros de passeports, nous posent des questions. Tout va bien, car cela fait plus de 15 jours que nous sommes en Amérique du Sud. Nous reprenons la route, nous arrêtons, sommes encore contrôlés, repartons… jusqu’à la frontière de la province de Salta, le but de notre voyage : nouveau contrôle et là, les règles ont changé depuis la veille au soir mais ni nous, ni la compagnie de bus n’étions au courant. Aucun étranger ne rentre dans la province. Ah. Malaise. Tentative de négociation arguant de notre ancienneté sur le continent mais c’est une fin de non recevoir. Nous voici donc mis hors du car avec nos bagages en plein milieu de la campagne ! Heureusement, un car de la même compagnie que la notre arrive en sens inverse à ce moment là. Nous montons donc dans ce car qui repart dans l’autre sens, sous les regards désolés de notre chauffeur et de son adjoint qui ont pris tous les derniers petits-déjeuners du car pour nous les mettre dans un sac. Encore une fois, nous avons rassuré toutes ces personnes : nous comprenons. Bon, là, on admet, on n’en mène pas large. Le car se dirige vers la capitale de la province de laquelle on ne peut pas sortir.

C’est très bizarre cette sensation de ne pas pouvoir se déplacer librement ! On ne sait pas si on va trouver un logement à Catamarca (la ville où ils nous laissent) et on sent que tout se ferme et que là, tout bascule. Notre voyage est en train de définitivement se terminer : il faut se débrouiller pour rentrer.

Arrivés à la gare routière à Catamarca, on demande à la police s’ils peuvent faire quelque chose pour nous. Ce sont deux petits jeunes qui franchement n’en ont aucune idée. Nous discutons avec un argentin et deux de ses amis italiens qui étaient dans le bus avec nous. Ils vont essayer de prendre un avion pour Buenos Aires ce soir (c’est là où vivent les parents de l’Argentin). Nous nous disons qu’il faut qu’on tente. S’il y a quelque chose de mis en place ce sera à partir de la capitale. Et puis l’ambassade est sur place ce qui peut être pratique si besoin. Ce sera toujours plus simple que de rester coincés dans cette « petite » ville au milieu de la pampa où nous voyons bien qu’il ne se passe pas grand chose. Nous partons pour l’aéroport. Il est loin, nous prenons un taxi. Le chauffeur est incroyablement gentil.

Nous arrivons à l’aéroport, il est 13h. Le vol est à 20h30. Les enfants mangent des gâteaux. Le personnel de l’aéroport appelle un médecin pour qu’il vienne nous faire passer des tests (en gros : questions + température pour la cinquième fois de la journée) pour qu’on puisse prendre l’avion. Deux infirmières arrivent. Et c’est le moment où Isis décide de s’étouffer avec son biscuit et de se mettre à tousser à tousser ! devant les yeux éberlués, effarés de tout le monde. Ah ah ah ! On a bien rigolé jaune ! Isis finit par se remettre, tout le monde se rassure. Les infirmières font la procédure habituelle, sont très aimables, insistent pour faire un selfie (!?) et s’en vont.

Il est 19h, enfin, on peut parler à la compagnie. Et là, le couperet tombe. On ne peut pas prendre l’avion car maintenant le Chili (depuis le matin même) est sur la même liste que la Chine, la France, les USA… bref des pays dits « à risque ». Si on vient d’un des pays de cette liste, il faut observer une « quarantaine » de 14 jours (une quatorzaine quoi) en Argentine. Or, nous sommes en Argentine depuis… 12 jours ! Barbara avait eu l’ambassade qui lui en avait parlé et qui avait dit qu’il n’y avait pas de problème, qu’on pouvait prendre cet avion et qu’on ferait nos deux jours restants confinés à Buenos Aires. Mais la compagnie n’a jamais voulu qu’on parte. Et l’absurdité veut que le lendemain, tous les transports aériens et terrestres s’arrêtent complètement dans tout le pays. Argh.

On s’est dit qu’on était complètement coincés : pas de logement et pas moyen de rejoindre Buenos Aires…

On laisse les enfants faire des courses de chariot dans l’aéroport.

Un médecin vient et propose de s’occuper de nous. Il nous ramène dans la pièce où le contrôle médical a été effectué et nous donne des masques. A partir de ce 18 mars jusqu’au 24 mars, nous ne quitterons pas nos masques. Il nous indique nous avoir trouvé un logement pour ce soir. Nous arrivons dans un lieu indéfini dans une ambulance (au grand plaisir des enfants). Une sorte de grand bâtiment style résidence étudiante du crous complètement vide où on nous montre deux chambres de trois lits chacune avec une douche dans lesquelles nous passerons la nuit. Au final, le GPS indique que ce lieu est le Centre d’Intégration et d’Identité Citoyen et Centre de conventions « Président Perón ». Bon, avec tout ça on n’est pas plus avancé. Le lendemain matin, le discours change un peu et on comprend que nous ne sommes pas hébergés mais confinés, en détention. Il ne s’agit plus de trouver une solution rapide pour partir, on nous demande de rester enfermés ou « un officier de police sera mis devant votre porte ». Ah. On nous apporte à manger de loin. On nous approche de loin. On se sent vraiment comme des pestiférés. On n’a pas d’eau chaude. Mais comme dit Isis : « C’est pas grave, Maman, on est habitué et en plus, il n’y a pas de cafards, c’est mieux ! »

Et comme il n’y a plus d’avions ni de bus qui circulent dans le pays, on se dit qu’on va rester là pour un moment…

Beaucoup de personnes viennent nous voir : ministre de la culture et du tourisme du gouverneur de la province, personnel du SAMU, personnel de l’organisation de la santé de la province, police… Nous n’avons pas retenu tous les noms… Tout ce qu’on peut vous dire, c’est que tout le monde a été adorable. Ils étaient juste perdus, ne savaient pas pourquoi on était là, qui nous avait emmenés ici, combien de temps on allait rester, qui pouvait remettre l’eau chaude en route, qui s’occupait des repas… On sentait que toute l’organisation était toute nouvelle et que rien n’était vraiment en place.

On se rappellera de cette policière qui posait son téléphone à proximité de notre balcon 5 min le matin et 5 min le soir en partageant sa connexion pour qu’on puisse donner des nouvelles à notre famille et à nos amis.

On se rappellera de Juanchi et de sa collègue qui nous ont apporté des fruits, des gâteaux, du papier, des craies, des feuilles, des crayons de couleur… pour mettre de la douceur dans nos journées.

On se rappellera de Daniel, travaillant pour la Samu. Il est venu régulièrement nous voir pour savoir comment on allait. Sa femme nous a préparé un merveilleux gâteau à la banane que nous avons savouré. Nous en avons profité pour que Galien souffle ses bougies (enfin, la flamme du briquet !). Un grand moment de bonheur et d’émotion !

On se rappellera de notre voisin canadien en détention lui aussi avec nous, très sympathique et qui nous a offert un verre de vin un soir. Pour raconter un peu son histoire : il est arrivé dans ce bâtiment où nous étions quelques heures après notre réveil du premier jour et est reparti en fin de journée car il avait trouvé un logement dès le premier soir en ville où il comptait rester enfermé le temps de sa quarantaine, s’est fait livrer plein de plats qu’il a mis au réfrigérateur et s’est installé tranquillement. C’était sans compter sur les voisins qui l’ont vu arriver dans une ambulance et masqué et qui prenant peur, ont appelé les propriétaires, mais aussi la police, et aussi les journalistes ! Avec tout ce ramdam et devant la pression, il a quitté son logement et nous l’avons vu revenir dès le lendemain plus que dépité ! Et on le comprend !

Le ministre de la culture et du tourisme de la province nous a acheté une carte de téléphone pour que l’on puisse appeler notre ambassade et pour que l’on puisse communiquer avec notre famille et nos amis. Quand on a appelé l’ambassade, ils nous ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire pour nous. On nous a demandé si on nous traitait bien. En vrai, on avait seulement deux repas par jour et le dernier à minuit mais en toute sincérité, on n’a rien dit parce qu’on voyait bien que tout le monde essayait de faire de son mieux, que c’était un problème d’organisation. Il faut savoir que c’était le tout début en Argentine des actions pour limiter la propagation du Coronavirus. L’ambassade nous a dit de trouver un logement via « SOSuntoit », c’est un site qui recense les français qui vivent en Argentine et qui acceptent d’accueillir d’autres français en galère. On lui a quand même dit que ça allait être compliqué : la ville où on se trouve n’est pas bien grande et nous sommes cinq…

Un médecin passe et nous donne un document qui indique que cela fait plus de 14 jours qu’on est en Argentine et qu’on est en bonne santé. LE certificat ! LE laissez-passer ! Le début de la liberté ?

Finalement, le ministre décide de prendre les choses en main et nous voilà en communication WhatsApp jusqu’à 23h avec une de ses collègues qui nous trouve un vol (que 5 vols dans tous le pays !) de Tucuman (la capitale d’une autre province voisine – mais pas Salta ! -) à Buenos Aires pour le lendemain. Nous trouvons facilement un AirBnB à Buenos Aires pas loin de l’aéroport international. On se dit que ce sera mieux d’être prêt si on trouve un vol pour la France rapidement. A midi, un mini-bus vient nous chercher. Le chauffeur est très gentil. Il est un peu tendu. Les règles ont (encore !) changé depuis la matinée, l’ambassade de France a demandé à ses ressortissants de se rapprocher de Buenos Aires, d’où la possibilité de circuler pour nous emmener à l’aéroport de Tucuman, qui est à plus de 3 heures de route. Mais la police sera-t-elle déjà au courant ?

Nous passons trois barrages de police, le chauffeur montre son papier officiel du Ministre. Premier barrage, ils le font descendre et discutent un moment ensemble. On lui demande ce qu’il s’est passé, il nous dit « Tout se passerait bien, si seulement ils savaient lire… » Ça nous a fait sourire. Pour les autres contrôles, ça passe sans embûches… Il nous dépose à l’aéroport. Lui, refera les 3h de route de retour. Il nous donne des bouteilles d’eau. Encore merci !

On arrive à l’aéroport. Les enfants mangent des gâteaux. Tout est fermé. On est une quinzaine de passager tous bien espacés. On vient nous prendre à tous notre température. On attend. Il faut bien imaginer les scènes : depuis le 18 mars, tout le monde (vraiment tout le monde) porte un masque. Les personnels à risque, ont eux des combinaisons, des sur-chaussures, des charlottes. Personne ne touche à nos affaires personnelles, même à nos passeports (lors de l’enregistrement, il faudra tendre le bras et le montrer bien ouvert à distance).

L’avion partira avec une heure de retard : les personnes déjà présentes dans l’avion ont dû descendre trois par trois pour après subir un contrôle sanitaire individuel. L’avion est ensuite complètement désinfecté. Nous montons, nous nous installons, nous respirons. On est dedans ! Une bonne chose de faite !

Au bout d’une heure trente, on entend que l’avion va atterrir à… Iguazu !! On s’est trompé d’avion ? Ce n’est pas possible ! Il n’y en avait qu’un ! En fait, l’avion faisait une escale pour récupérer des voyageurs. L’avion s’est complètement rempli, rempli d’étrangers et d’Argentins en galère…

Nous arrivons donc à Buenos Aires, 4h plus tard au lieu d’1h30. Grâce au WhatsApp illimité avec la carte argentine, nous avons pu prévenir notre hôte du retard accumulé au fur et à mesure du voyage. Arrivés à l’aéroport, tout est vide. Seulement le débarquement de notre avion. Nous devons prendre deux taxis (avec le confinement : deux passagers maximum par taxi). Nous demandons de mettre un adulte avec un et deux enfants. Ils comprennent, pas de problème. Nous arrivons à minuit dans notre AirBnB. Cela fait 12 heures que nous sommes partis. Les enfants mangent des gâteaux… et au dodo !

Jusqu’à deux heures du matin, nous continuons de chercher des vols. Barbara s’endort. François n’arrive pas à la réveiller. Elle dort toute habillée. Le lendemain, les enfants mangent… des gâteaux ! Nous cherchons de nouveau des vols : toujours des prix exorbitants (entre 15 000 et 25 000 euros pour 5 pour rentrer en France). Les deux vols qui partent pour Paris de Buenos Aires sont plein, sauf la Business Class à 3 600€ par personne (sérieusement : une business class alors qu’on est tous coincés ici !!!). L’ambassade est claire : si vous voulez rentrer, pas de rapatriement, il faut vous débrouiller seuls. Ils nous confirment aussi ce qu’on avait vu sur les réseaux sociaux : parfois les vols s’annulent et ne sont pas remboursés et on perd tout notre argent. Ils confirment aussi que si la politique du pays où on fait escale, change, on peut rester coincé dans le pays.

On finit par trouver « un » vol « pas trop cher » qui part dans trois jours et qui fait : Buenos Aires -> Santiago -> Sao Paulo -> Londres -> Lisbonne -> Lyon. 40 heures de voyage… Sinon ça repousse à une semaine et c’est toujours 37h de voyage. On n’a pas le choix. On le prend. Plus de 4 200 euros, et… ça ne passe pas avec nos plafonds de CB qui sont dépassés ! On appelle Pablo et Marie à l’aide pour utiliser leurs cartes à la place des nôtres.

Entre temps, sur un groupe WhatsApp de familles françaises bloquées en Amérique du Sud, un participant montre une copie d’écran de la page Facebook de l’ambassade avec un vol direct Air France du Brésil « Rio de Janeiro -> Paris » demain après-midi et un vol Emirates Airlines pour se rendre de Buenos Aires à Rio ce soir. Le genre de vol qui s’arrache et qui est complet en 40 minutes. Surtout qu’il part du Brésil et qu’il y a 10 000 français coincés aussi au Brésil sans parles des autres européens : belges, allemands, qui prennent aussi ces vols pour rentrer. On vérifie vite les prix, au total 815 euros par personne, c’est plus du double de la normale mais on est très contents de ce tarif ! Et surtout il n’y a qu’une escale ! Pablo nous sauve avec sa cb. On a le cœur qui bat à 12 000 à l’heure. Tout fonctionne ! On a tous nos billets ! On annonce aux enfants qu’on part ce soir !!! Là ! On parle de nos sentiments, de ce qu’on ressent. Tout est allé si vite !

On est un peu perdus… Contents d’avoir trouvé une solution pour rentrer, un peu soulagés de quitter l’Amérique du Sud devant la probable grave situation sanitaire qui s’annonce et devant tous les blocages à venir encore, et en même temps, nous sommes tellement tristes…

10 réponses sur “Que s’est-il passé entre le 13 et le 26 mars ?”

  1. Punaise j’en ai versé ma larme. Vous racontez ça de façon objective et presque détachée mais on imagine les sentiments qui devaient bouillonner derrière tout ça. C’est fou ce que vous avez vécu. Je suis heureuse que vous soyez rentrés, vous avez toute la vie pour y retourner! Bon confinement à toute la famille!

    1. Merci Virginie !!! On était paradoxalement très zen la plupart du temps. On a eu quelques moment de stress quand même ! 😉
      Plein de bisous à toi et à ta famille.
      Prends soin de toi !

  2. Pas besoin de rechercher des polars, nous avons été nourris vos péripéties, et vous avez assuré !
    Dur maintenant le contraste avec une vie confinée mais c’est un repos qui va faire du bien à tous !
    Bises de TonTonTreKKer

  3. Bonjour chers adhérents de la médiathèque de Dardilly.
    Quand celle-ci ré-ouvrira ses portes, quand l’épidémie sera loin derrière nous, quand ce confinement sera terminé, nous nous retrouverons avec plaisir.
    Quelle aventure ! à partager lors d’une rencontre organisée avec le public ? si vous le voulez bien 🙂
    Prenez soin de vous.

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