Montevideo : capitale de l’Uruguay

Après 18h de trajet dans un bus très confortable (nous avons même eu un coussin de tête, une couverture, un plateau repas avec une boisson gazeuse et sucrée _ au grand plaisir des enfants !_ et une barre de céréales pour le petit-déjeûner), nous sommes arrivés à Montevideo. Comme d’habitude et toujours à notre grande surprise, le trajet n’a posé aucun souci pour les enfants. Aucune plainte. ils passent leur temps à écouter de la musique, à regarder le paysage, à jouer ensemble et à dormir…

Nous sommes arrivés dans notre auberge de jeunesse et le propriétaire nous ayant oublié (on avait fait une réservation par AirBnB…), nous avons été finalement surclassés : au lieu du dortoir, nous avons eu une chambre à nous tous seuls avec salle de bain privative. Ce fut donc une belle surprise !

Nous nous sommes reposés une petite heure puis avons parcouru la vieille ville que nous avons beaucoup appréciée. Nous avons mangé des « empanadas » où les locaux en mangent et c’était très bon. On s’est familiarisé avec le peso argentin (petite gymnastique intellectuelle pour les conversions) et surtout… on comprenait tout le monde et tout le monde nous comprenait !! C’est quand même plus facile quand on parle la langue d’un pays !

Aujourd’hui, nous avons passé la journée dans le sud de la ville et nous en avons profité pour offrir à toute la famille : une sortie au restaurant pour manger de la viande grillée au feu de bois : la parrillada. Et nous n’avons pas été déçue ! C’était très bon !

Lors de notre promenade sur la côte, nous avons aperçu un feu qui démarrait près d’un palmier (hors de toute habitation). Après nous être assurés que quelqu’un avait appelé les pompiers, les enfants ont insisté pour les attendre. Évidemment ! Ils leur ont même fait un signe du camion 😉

Quelques petites informations sur l’Uruguay :

  • Nous ne sommes pas en Uruguay mais en République Démocratique Orientale de l’Uruguay. Pourquoi orientale me direz-vous ? Et bien le chauffeur du Uber (qui est aussi guide) nous a dit que c’était parce que tout le pays était à l’est du fleuve Uruguay.
  • Il y a un peu plus de 3 millions d’habitants et la moitié vit à Montevideo, la capitale.
  • Le nom Uruguay vient du Guarani. En Guarani, il signifie « le fleuve des oiseaux peints ». Quoique plusieurs versions existent…
  • L’Uruguay aujourd’hui (j’aime bien le chapitre du Lonely Planet) :

« Ces dix dernières années, l’Uruguay a connu d’importants bouleversements
culturels et politiques. En 2004, après deux siècles d’alternance entre les deux
partis traditionnels, Blanco et Colorado, les Uruguayens ont élu une coalition de
gauche à la tête du pays : le Frente Amplio (Front large), réélu en 2009 et en 2014. Le Frente Amplio a introduit de nombreuses réformes sociales, notamment
la légalisation du cannabis, de l’avortement et du mariage homosexuel.
Nombre de ces changements sont intervenus pendant le quinquennat de José
Mujica (2010-2015), ancien guérillero connu pour avoir survécu à 13 ans
d’emprisonnement et de torture sous la dictature militaire. Le président Mujica
(affectueusement surnommé “Pepe Mujica”), réputé pour son style paternel et
son humilité, reversait la majeure partie de son salaire à des associations
caritatives et refusait d’habiter le palais présidentiel. La période Mujica fut
marquée par un recul substantiel de la pauvreté et des inégalités de revenus, ainsi
que par une augmentation du revenu par habitant. À la fin de son mandat, sa cote
de popularité atteignait les 65 %.
Les élections d’octobre 2014 ont maintenu le Frente Amplio au pouvoir, avec
le retour de Tabaré Vázquez, déjà président de 2005 à 2010. Sous Vázquez,
l’Uruguay a continué à se rebeller contre le statu quo, se retirant fin 2015 des
négociations sur le grand accord international sur le commerce des services
(TISA, Trade in Services Agreement), et s’engageant massivement dans la voie
des énergies renouvelables. L’Uruguay prévoit d’occuper la première place
mondiale en matière d’énergie éolienne avant la fin 2016 et vise la neutralité
carbone d’ici 2030. »

  • Un peu d’Histoire (toujours Lonely Planet) :


« Avant l’arrivée des Européens en Uruguay, la côte était habitée par les Charrúas,
peuple de chasseurs-cueilleurs, tandis que les Guaranís occupaient le nord du
Río Negro. Les Charrúas tuèrent l’explorateur espagnol Juan de Solís et la
plupart de ses compagnons en 1516, ce qui éloigna les colons européens pendant
plus d’un siècle. Quoi qu’il en soit, les Espagnols n’étaient pas vraiment
intéressés par les plaines bordant le Río de la Plata, en lesquelles ils ne voyaient
qu’une voie d’accès à l’or et aux autres richesses faciles abondant dans les terres.
Les premiers Européens à s’installer dans la Banda Oriental (rive est du Río
Uruguay), des missionnaires jésuites, s’établirent près de l’actuelle Soriano, en
bordure de fleuve. Les Portugais fondèrent ensuite Colonia en 1680, tête de pont
permettant d’acheminer des marchandises en contrebande jusqu’à Buenos Aires.
L’Espagne riposta en construisant sa propre citadelle à Montevideo, en 1726. Le
siècle suivant fut marqué par un conflit ininterrompu entre l’Espagne et le
Portugal qui se disputaient la rive est du Río de la Plata.
L’invasion de la péninsule Ibérique par Napoléon au début du XIXe siècle
précipita le déclin du pouvoir portugais et espagnol et l’émergence de forts
mouvements indépendantistes dans toute la région. Le héros uruguayen José
Gervasio Artigas tenta d’abord de faire alliance avec plusieurs États situés
aujourd’hui en Argentine et dans le sud du Brésil pour s’opposer aux puissances
européennes, mais il fut finalement contraint de s’enfuir au Paraguay. Une fois
là-bas, il réunit les célèbres “Trente-trois Orientaux”, un groupe de fervents
patriotes uruguayens conduits par le général Juan Lavalleja. Avec le soutien de
l’Argentine, ce dernier traversa le Río Uruguay le 19 avril 1825 et lança une
campagne pour libérer l’Uruguay du joug brésilien. En 1828, après trois ans de
lutte, un traité arbitré par les Britanniques établit l’Indépendance de l’Uruguay,
petite enclave prise en étau entre les deux puissances continentales émergentes.
Pendant plusieurs décennies, l’Indépendance de l’Uruguay resta fragile. La
guerre civile opposait les deux nouveaux partis politiques uruguayens, les partis
Colorado et Blanco (dont les noms évoquent les couleurs de leurs insignes
respectifs). L’Argentine assiégea Montevideo de 1838 à 1851 ; quant au Brésil, il
représentait une menace constante. Les tensions s’apaisèrent finalement dans la
seconde moitié du XIXe siècle, avec la reconnaissance de l’Indépendance de
l’Uruguay dans toute l’Amérique du Sud et l’émergence d’une solide économie
nationale basée sur la production de viande bovine et de laine.
Au début du XXe siècle, le président visionnaire José Batlle y Ordóñez
instaura notamment les retraites, le crédit agricole, les indemnités de chômage et
la journée de travail de huit heures. L’intervention de l’État entraîna la
nationalisation et la création de nombreuses industries, et déboucha sur une
période de prospérité. Toutefois, les réformes de Batlle ayant été largement
financées par les impôts du secteur de l’élevage, lorsque les exportations
faiblirent dans les années 1950, l’État-Providence s’effondra. S’ensuivit une
période de dictature militaire à partir des années 1970, pendant laquelle la torture
devint une pratique courante et plus de 60 000 citoyens furent emprisonnés
arbitrairement. La démocratie ne fut rétablie que dans les années 1980. »

Voici la place de la diversité. Le premier monument au monde (inqugurée en 2005) dédiée à la diversité sexuelle.
Le palacio Salvo
Le feu que Galien a reperé le premier
Los bombeiros en pleine action
Petit moment tranquille au bord de l’eau
Une chaise géante !
Le propriétaire du restaurant « Uruguay natural – Parilla Gourmet » nous a formidablement accueilli et a montré aux enfants comment la viande était grillée. Isis nous a dit après l’avoir goutée : « c’est la meilleur viande que j’ai jamais goutée ! »
On est « tombé » sur une petite exposition sur Saint Exupéry qui est passé par Montevideo !
Statue de Guillaume Tell avec son fils ssûrement bien soulagé que son père sache bien viser et que ce soit bien la pomme qui ait été transpercée par la flèche et non sa tête !
Carlos Gardel, un chanteur uruguayen de tango le plus connu.
La fontaines aux cadenas
Statue représentant José Artigas qui a fortement partiipé à l’indépendance du payx (Cf. point historique plus haut).
Cette reconstitution montre la dernière diligence tirée par des chevaux qui a voyagé entre Montevideo et Maldonado en 1910. La particularité de cette œuvre est qu’elle est fabriquée entièrement de coquillage, d’os d’animaux, de plumes et de brindilles ; tous provenant de l’environnement naturel que la diligence aurait traversé entre les deux villes.

8 réponses sur “Montevideo : capitale de l’Uruguay”

  1. J’ai lu le carnet de voyage avec intérêt
      sur la ville de Montevideo. Pas une bonne surprise quand l’auberge oublie la réservation faite par les clients après 18 heures de voyage !! Mais il y a eu une belle compensation.

    L’événement des pompiers a été très différent, je suppose!

      Malheureusement, nous ne connaissons pas l’Uruguay, bien que si proche. Nous nous sommes donné le devoir de visiter Montevideo et Asuncion au Paraguay dans les années à venir.

    bisous à vous deux et Isis, Octave et Galien

    Bon voyage à tous.

    1. La marche de Valizas à Cabo Poloño dans le désert avec la découverte des otaries à l’arrivée est l’un de nos plus beaux souvenirs d’Uruguay. Si vous allez en Uruguay, ça me semble une belle chose à faire.
      Bisous à tous les deux !

  2. Merci pour toutes ces infos ! On ne sait pas tout ça quand on est « loin », et même quand on s’informe ou qu’on est prof d’histoire-géo…
    C’est chouette de vous suivre.

  3. Ça a l’air super.🤩🤩🤩
    Pour la conversion on vous conseille l’app XE devise. Ça nous a sauvé surtout quand on est passés d’Argentine au Chili 🙁
    On va continuer à vous suivre… Ça va nous rappeler de bien beaux souvenirs 😉

    1. Oui, c’est top ! On l’utilise aussi ! Nous, ça nous a sauvé pour notre dernier logement à Montevideo où le prix était en dollars. L’application qui actualise à la minute près a pu contenter tout le monde pour qu’on puisse le payer en pesos avec une conversion au plus juste 😉

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